Browsing Category

Job

Job

Mère au foyer ou mompreneur ?

2 juin 2015
mumpreneur

 Alors c’est ça une « mompreneur » ? Une sorte de femme au foyer qui, dans son maigre temps libre, essaie de monter sa boîte ?

Voilà quelques mois que je croule un peu sous tous mes « chantiers ». Il est vrai que j’avais sous-estimé l’ampleur de la tâche et pensais pouvoir profiter de mes enfants, en plus de tout ça !
Vous aussi vous aviez vu ces super mamans entrepreneurs, réussissant à tout gérer ? On ne nous avait pas forcément expliqué qu’il ne fallait surtout pas imaginer le cumul des mandats ?! Comment développer son projet d’entreprise tout en restant la super mère au foyer que l’on croit être devenue depuis que l’on a rompu ce fil à la patte avec notre employeur ?

mumpreneur

 

Après quelques mois de désenchantement, je me suis résolue à augmenter les heures de garde des enfants, car même si c’est mon grand bonheur, il me faut investir plus de temps sur mon projet, avant de savourer (peut-être un jour ?) le luxe d’être un peu disponible en cas de besoin pour mes petits…

 

Je reprends donc ma montagne de choses à faire, chantier par chanter cette fois. J’essaie aussi de limiter les déjeuner copines, qui étaient une grande habitude dans l’euphorie de la liberté.

Me voilà maître de mon planning, alors c’est chouette, mais encore faut-il concilier avec une certaine rigueur pour maintenir le cap.

mumpreneur

 

Je suis donc dans cette phase « entre-deux » où je n’ai pas encore démarré ni même mis sur pied ma nouvelle activité, et où malgré tout je suis super active sans rien avoir transformé encore.

L’impression d’être dans un jeu d’échec grandeur nature, où j’avance mes pions, je reste sur mes gardes et ai peur et hâte à la fois de jouer le coup final.

C’est bizarre, l’autre jour, alors que profitais d’aller chez le coiffeur en journée en semaine, on m’a demandé « vous êtes en congés aujourd’hui » ? Je me suis sentie bête ! Je n’avais pas envie de raconter ma vie à la charmante coiffeuse, alors je me suis contentée d’un « je ne travaille pas en ce moment » et je me suis auto mutilée par cette réponse !

Je ne me suis jamais autant senti sous tension et sous pression depuis que je me suis lancée dans cette aventure. Certes la pression est différente, parfois je relativise, mais ce statut est particulier…

 

et si simplement je ne réalisais pas encore que je suis en train de créer ma propre entreprise ?…

Rendez-vous sur Hellocoton !
Job

Tu as 40 ans et tu reprends tes études…

16 janvier 2015
reprends tes études

Tu as 40 ans et tu reprends tes études – Episode #4 de notre série « Le jour où tu ne monteras pas au 18 ème étage ».

 

Ma raison et moi savourons nos premières semaines de liberté totale, comme en témoigne le délai qui s’est écoulé depuis le dernier épisode.

 

Au début, je me suis accordée quelques jours de « vacances ». Il me semble important pour toi, lecteur, d’en donner d’ailleurs la juste définition :

VACANCES (définition d’une mère de famille – ex-femme active temporairement- ayant des enfants tout le tour du ventre : emmener les dits-enfants à l’école le matin et ne les récupérer qu’à la fermeture de la garderie, voire oublier l’heure de la garderie et arriver en retard. Apprendre à faire « rien », voir des copines, faire du shopping, passer du temps à faire des choses inutiles et futiles. Surtout ne pas faire de tâches ménagères.

 

Ensuite, les vacances scolaires sont arrivées (la tuile !), j’ai donc dû m’occuper des enfants.

L’école a fini par reprendre (ouf !), et moi… et bien moi aussi j’ai décidé de reprendre le chemin des écoliers.

 

Liberté et raison se sont donc associées : repartir de zéro oui, mais avec un petit bagage pour me conforter et donner de la  crédibilité à cette nouvelle direction professionnelle.

Pour gagner mon ticket de formation, j’avais dû écrire, il y a quelques mois, ma motivation et rédiger un CV : réduire à deux lignes mon bac +5 et une quinzaine d’années d’expérience professionnelle n’ayant pas grand chose à voir avec ma nouvelle voie. Exercice amusant et grisant de transformer la seule ligne « loisirs » du CV pour qu’elle occupe 3/4 de la page.

5324902620_cb04fb7ba1_o

Comme la veille de ma rentrée en CE2 (mais aussi de CM1, CM2, 6è et finalement  jusqu’en dernière année de fac), j’ai passé une nuit perturbée. Pourquoi, même à 40 balais on stresse avant une rentrée scolaire ?

Bon là j’avais une excuse : à quoi ça ressemble une formation « professionnelle » ?…

 

C’est donc avec une trousse débordante de fournitures, et 2 ou 3 cahiers que je me suis rendue à mon premier cours.

J’ai franchi la porte du Lycée dans lequel ma formation se tient, et n’étant pourtant pas connue de l’établissement, on m’a démasquée tout de suite : « vous venez pour la formation professionnelle ? » J’ai pourtant de ci de là encore quelques problèmes d’acné, mais visiblement minimes 😉 Remarque, j’aurais pu être une prof !

11830531726_4067c29421_z

Comme j’étais en avance, j’ai fait un petit tour du propriétaire et me suis autorisée un café dans le « foyer » – ouf, oui il y a une machine à café, la même que dans la tour !

Je me suis abandonnée mécaniquement à la lecture des panneaux et prospectus qui trainaient : un numéro vert pour la première consultation gynécologique, une adresse pour les fournitures à « tarif étudiant », un mémo sur les bons réflexes pour « se protéger des maladies sexuellement transmissibles », le règlement intérieur, et enfin un guide sur les différents types de contraception.

C’est donc pleinement informée que je me suis rendue en salle 208, juste à côté de celle des élèves de bac Pro (elles ne m’ont pas dit « bonjour madame » en passant à côté de moi…satisfaction personnelle !).

Une petite dame avec un chignon haut perché nous a ouvert la porte, elle m’a tout de suite tutoyé, et je l’ai tutoyé en retour, naturellement.

 

Je n’ai pas ouvert mes cahiers, pas sali ma gomme. J’ai travaillé de mes mains ! ET C’EST TOUT !

Je n’ai pas eu envie ni besoin de prendre une pause, j’étais bien trop concentrée, et je ne veux perdre aucune minute, aucune seconde !

J’ai envie d’apprendre, de pratiquer, de confirmer que je suis faite pour ça.

 

C’était génial et frustrant à la fois.

J’ai envie que ça aille encore plus vite…

 

Fabie

Rendez-vous sur Hellocoton !
Job

Les mauvais leaders sont des vampires

10 janvier 2015
leaders vampire

Oui, les mauvais leaders sont des vampires et je suis en colère.

Une colère liée à des situations que malheureusement beaucoup d’entre nous vivent, ont vécu ou vivront dans le quotidien de leur vie professionnelle ou encore pire, personnelle.
Je suis très en colère contre ceux qui pensent être des leaders en exerçant leur pouvoir sur les autres.

Ces leaders sont en fait des vampires et je vais vous expliquer pourquoi je les vois comme cela.

2252372161_6563ea3a18_m

Les mauvais leaders sont ceux qui gagnent leur pouvoir en vous manipulant, en vous plongeant peu à peu dans le doute sur votre valeur, en instaurant un climat de tension. Ces gens-là  vous manipulent pour vous contrôler.
Ils vous mettent en danger en vous insécurisant, en créant des conditions déstabilisantes pour générer chez vous de la peur. Et ils puisent leur énergie dans votre peur.

Ils puisent leur énergie dans votre peur pour se sentir fort, voilà pourquoi ce sont des vampires.
Ceux qui obtiennent ce pouvoir sur vous en vous manipulant pour se sentir fort ne sont en fait que de misérables personnes totalement immatures et émotionnellement stupides.

Je suis en colère contre ces vampires et pour tous ceux qui doivent subir cela.
Ceux qui remettent en cause leur propre valeur, ceux qui se sentent détruits parce qu’ils ont, à leur insu, nourri la force d’un mauvais leader.

3084891811_067e318da3_m
Je voudrais leur donner des armes pour qu’ils puissent se protéger, se défendre, se défaire, s’éloigner de ces individus qui se disent, qui pensent être des leaders.

Prenez conscience des mécanismes qui animent ceux qui prennent le contrôle sur vous.

Et surtout soyez convaincus d’une chose :
Les vrais leaders ne cherchent pas à contrôler les autres, ils ne cherchent pas à gagner du pouvoir sur les autres.
Les vrais leaders n’ont pas besoin de ça, ils fédèrent naturellement parce qu’ils inspirent, parce qu’ils se battent pour une cause, parce qu’ils diffusent une vision, parce qu’ils ont des convictions et qu’ils les défendent.

Etre leader, ce n’est pas contrôler, c’est inspirer, c’est aider.
Etre leader ce n’est pas avoir du pouvoir sur l’autre, c’est lui donner les moyens de se rendre autonome, de se responsabiliser, afin de devenir à son tour un leader, un bon leader, un vrai leader.

5710250445_4f137d3b6e_m

Ne vous laissez pas contrôler par les vampires, ne nourrissez pas leur force, gardez votre énergie pour vous recentrer sur vous, pour cultiver vos valeurs, pour devenir un bon leader, un leader bienveillant et inspirant.

Flo.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Job

Changer de carrière #3 le jour où tu ne monteras pas au 18ème.

12 décembre 2014
changer de carrière

Comment tout a commencé ? Changer de carrière.

Un jour on nous a annoncé que c’était la crise !
Non, pas cette crise que l’on « connaît » depuis plusieurs années… Pas celle dont on parle dans les journaux, à coup d’articles sur la fermeture d’une usine ici, ou la mise en liquidation d’une entreprise là-bas…
On nous a annoncé qu’une crise arrivait dans notre tour de verre, du 1er au 23e étage sans exception (NDLR Fabie est au 18ème ).
En réalité, cette crise c’était bien celle des journaux TV !
Elle nous avait rattrapés, on la reconnaissait maintenant.
Cette crise est donc venue balayer d’un revers de la main le poste que j’occupais au nom de la satisfaction des clients, de la performance voire de l’excellence…
Déception ! c’est bizarrement le premier sentiment qui m’est tombé dessus.
Pas la peur, non, car j’ai vite compris ma chance d’avoir le choix : m’accrocher dans un espace inconnu aux données peu maîtrisées, ou partir.
C’est drôle de réaliser qu’à 40 ans, notre insouciance des 20 ans s’est divisée par 2 alors que la confiance en soi s’est, elle, multipliée par 4 voire 10 (je partais de très bas :)
Comme si une équation avait été vite posée : le mari, les enfants, le crédit de la maison, les 20 ans que j’ai déjà passé à bosser, les 25 ans qu’il me reste à bosser… Et dans cette équation, il est temps d’introduire une nouvelle inconnue : la passion !
Timidement j’ai commencé à évoquer le sujet de l’après… Légèrement gênée de répondre à la question
« Alors ? Tu cherches un boulot ? Tu as des pistes ?! « 
Par…
 » Non ! Je ne cherche pas… »
« … Ah bon ? Mais que vas-tu faire ? »
« …. J’ai envie de faire ce que j’aime ! »
(blanc)
(gloussement)
(silence)
« Ah ben si on faisait tous ce qu’on aime… »
Merci !! Voilà ce qui m’a donné encore plus envie !
Alors j’ai pris une page blanche et j’ai noté tout ce que j’aimais faire.
Je ne me suis même pas encombrée de la liste des choses que je n’aimais pas !
J’ai eu l’impression de créer un cocktail à la fois sucré, acidulé mais légèrement vanillé, pétillant…. enivrant !
Qu’il était bon ce cocktail!
« BING ! »
Comme un gros bloc de glace, non pilé !- ce qui aurait été pourtant parfait dans mon cocktail – la raison s’est invitée !
Il faudra désormais composer aussi avec elle…
Fabie
photo ©carnaxide

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Job

LE JOUR OÙ TU NE MONTERAS PAS AU 18 ÈME ÉTAGE #2

27 novembre 2014
page

Si vous avez raté le début, voir comment tout a commencé dans l’épisode #1 en cliquant ici.

Nous y voilà… j’ai joué, j’ai gagné ! Personne n’a cherché à me retenir – un brin blessant tout de même :)  … j’ai gagné mon ticket pour la liberté !

Je commence ma dernière semaine, en disant chaque jour  que c’est le dernier… et aujourd’hui, c’est mon dernier « mardi ».
Je boucle quelques derniers dossiers, avec la même conscience professionnelle que si je restais… mais avec une grande lucidité sur le fait que je n’étais qu’un numéro de passage : le 00010936.
J’ai gagné ce numéro en arrivant dans la boîte, j’en étais fière.
J’ai passé le cap de la trentaine et celui de la quarantaine dans cette entreprise, j’ai vu les cheveux de mes collègues devenir poivre et sel – pas les miens, parce que je le vaux bien merci L’Oréal.
Je me suis mariée, je suis devenue maman, en gros toute une vie partagée avec des collègues devenus amis, des inconnus devenus partie de ma vie.
Bizarrement je ne ressens aucun stress, aucune tristesse, évidemment aucun regret.
« Ma » boîte m’attend… j’y ai réfléchi pendant des heures, des nuits et des jours. J’ai imprimé et griffonné des centaines de feuilles. J’ai consulté des milliers de sites web. J’ai des millions d’idées.
Mais là, aujourd’hui, « ma » boîte m’attend. Je n’aime pas l’expression « tourner la page » c’est comme tourner le dos…. mais je dois finir cette aventure pour libérer mon esprit, mes envies, ma créativité !
Alors, il me faut encore un peu de patience, dans quelques jours ce sera vraiment mon dernier jour… qui sera un lundi et le 1er jour du mois ! J’adore cette idée de terminer un jour où tout commence normalement… c’est bientôt le début de la suite !
Fabie
Rendez-vous sur Hellocoton !
Job

Le jour où tu ne monteras pas au 18 ème étage. #1

5 novembre 2014
annelag2000
Quand tu as passé le cap des 40 sans sourcilier, que tu te sens super en accord avec toi même (même pas mal les 40 !),
le cap te paraît presque être passé inaperçu…et puis un jour tu te réveilles – ou plutôt ce jour là, tu n’as pas dormi – et tu te dis que ce matin, non !
Tu ne prendras plus ton monospace familial, tu ne mettras plus 1h pour parcourir les 15 km qui te séparent de la jolie tour
qui t’héberge 10h par jour depuis 10 ans, tu ne prendras plus cet ascenseur qui te mène à ton petit bureau du 18è étage,
tu ne prendras plus ce fichu « socializing » café 8 fois par jour…
Ce jour là, c’est le vrai début de la suite : je veux faire ce que j’AIME !
Je monte ma boîte !

 

Fabie

 

photo©annelag2000
Rendez-vous sur Hellocoton !