Famille

Les sites de rencontre, une expérience Meetic ! #3

21 novembre 2014
pseudo
Nous voilà donc devant Meetic Affinity, prêtes à créer mon profil.
Nous n’avons à cet instant pas encore idée du parcours de combattante qui nous attend, ni à quel point cet exercice va tourner en séance de psychanalyse de comptoir (virtuel) !
Mais je m’avance.
Retour à l’étape 1, donc : trouver un pseudo.
Ah.
J’y avais pas réfléchi, évidemment!
Voyons…. Je ne veux pas mettre mon vrai nom ni prénom, ni un truc trop approchant, car même si je suis une  wineuse-de-41-berges-bien-dans-sa-nouvelle-vie-de-femme-liberee, je n’assume finalement pas tant que ça de me retrouver là !
Le cahier des charges « trouvage de pseudo » s’avère rapidement assez ardu : il faut quelque chose de drôle, de féminin, (mais pas tarte!), qui laisse transparaître que je suis aussi hachement culturée comme gonzesse, mais pas pédante… Bref, quelque chose qui me ressemble.
Pas Simone Veil, mais pas Nabilla non plus : pas si simple!
Après moult tentatives se soldant par un « pseudo déjà existant » (me prouvant au passage à quel point je ne suis finalement pas si unique dans mon genre), nous optons pour le patronyme de l’héroïne d’une célèbre trilogie scandinave.
(NDLA : je ne réalise évidemment pas à ce stade qu’avec toute la candeur romantique néo-féministe qui est la mienne, si je vois avant tout en elle l’une des rares héroïnes de polar – un brin loufoque, certes- , ni décérébrée ni caricature de bimbo, je vais en fait, dans les jours qui viennent, passer un temps infini à expliquer aux candidats à la rencontre que non, je ne suis ni tatouée, ni psychopathe, ni tueuse en série, mais tout juste raisonnablement névrosée ! )
Une heure plus tard, donc, nous passons enfin à l’étape suivante :  je suis invitée à répondre à un questionnaire digne d’un formulaire de demande d’allocations familiales, qui va permettre à la moulinette à affinités de « définir mon profil psychologique et mes aspirations profondes pour calculer mon coefficient de compatibilité » avec les célibataires qui n’attendent que moi, tapis de l’autre côté de l’écran…
Ah.
Je me retourne vers ma copine et lui demande, un brin de désarroi dans la voix :
« Rappelle moi pourquoi je suis en train de faire ça, déjà ?
Ah oui, c’est ça : trouver l’amour…
Non, paske j’dis ça, j’dis rien, mais quand même : tu crois pas que c’est un postulat pour le moins étrange de considérer qu’il faut se ressembler pour s’aimer? Sans même parler du fait que c’est un modèle statistique qui décidera qui m’est destiné ??? »
Ok! Ok! J’éteins mon cerveau, et me remet en mode premier degré…
Et puis si la moulinette a été, comme on me l’assure, fabriquée avec de vrais morceaux de psychologues dedans…
Deux heures plus tard, nous sommes épuisées d’avoir dû tant réfléchir à, tout à la fois et pour ne citer qu’eux : mon film, ma musique, ma nourriture, mon animal, ma couleur, mon personnage historique, ma voiture et mon proverbe préférés, en passant par ma conception du rôle de parent, mon « quotient d’appétence » aux contraintes de la vie à deux, pour finir en beauté sur l’intensité de ma libido…
Nous n’avons pas même encore tenté de résoudre l’épineux problème du choix de la photo ni celui du paragraphe libre pour se décrire (heureusement pas obligatoires pour publier un profil), que nous lançons ma bouteille numérique à la mer.Pfiou!
Au moment de refermer mon PC, soudainement rattrapée par le manque de confiance en moi que je pensais naïvement avoir vaincu ces derniers mois à grands coups de psychothérapie,  je dis à ma coach :
« et si personne ne m’écrivait ? »
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2 Comments

  • Reply Fabie 25 novembre 2014 at 17 h 38 min

    I can’t wait ! j’ai presque envie de m’inscrire, pour lui écrire :)

    • Reply florence 25 novembre 2014 at 22 h 38 min

      Et ce serait quoi ton pseudo? 😉

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